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Assemblée générale de l’ONU 2018 : 130 chefs d’Etat présents malgré de grands absents

La 73e Assemblée générale des Nations unies s’ouvre ce mardi avec un débat général auquel les prises de parole très attendues des chefs d’Etat et de gouvernement notamment les discours des présidents Trump, Macron, de l’Iranien Hassan Rohani vont la tracé une perspective pour les relations internationales de la fin 2018.

Comme plus de 130 ont répondu présent cette fois ci. L’ONU a l’occasion de se servir de cette affluence pour prouver que le multilatéralisme est en pleine reconversion. Ce qui implique de convaincre les parties à faire avancer des crises de l’heure (Iran, Syrie, Yémen, Libye, Birmanie, Nigéria et Cameroun). Car cette ambiance de tension sur laquelle cette session ordinaire de l’Assemblée générale s’ouvre montre l’état du monde actuel est empreint de beaucoup de nervosité et d’inquiétude.

Plus de 130 des chefs d’Etat et de gouvernement venu à New York contre 114 l’année passée montre bien que la politique mondiale doit être apaisée. Mais ce ne sera pas chose facile avec de grands absents comme Vladimir Poutine pour la Russie et Xi Jinping pour la Chine soit deux acteurs majeurs de la crise en Syrie et en Corée du Nord. Et aussi le Premier ministre indien Narendra Modi qui devait pourtant se voir remettre aux côtés du président français le titre de champion de la Terre. A contrario, les représentants d’Etats portés par des mouvements populistes et nationalistes seront représentés en nombre, de la Pologne à l’Italie en passant par la Hongrie et l’Autriche.

Les remarques préliminaires laissent donc entendre qu’un discours de protestation contre les conséquences crisogènes de l’occidentalisation du monde vont être au cœur des débats diplomatiques. Espérons juste que ces discussions sauront faire des avancées utiles sur le climat et la sécurité africaine faute de parvenir à des résultats sur les grandes crises en Syrie ou au Yémen.

Rappelons que l’Assemblée générale en tant que seul organe au sein duquel tous les membres de l’O.N.U. sont représentés, est souvent tenu de prendre d’importantes décisions sur des questions de paix et de sécurité militaire, économique et sociale si cruciales pour l’Afrique. Elle a autrefois traité des questions que d’autres organes de l’O.N.U. ont négligées ou évitées comme la décolonisation, l’indépendance de la Namibie, l’apartheid en Afrique du Sud ou la pandémie de sida.

On peut donc s’attendre à ce que le débat général de cette session ordinaire attire l’attention internationale sur les crises africaines du sahel qui gonflent les flux migratoires vers l’Europe avec tous les bouleversements que cela implique. Ainsi de graves questions qui transcendent les tensions fondées sur des questions économiques opposant pays du Nord – plus industrialisés et plus riches – et pays du Sud – moins industrialisés et moins riches, vont peut-être poussées cette session a tablé sur l’agressivité économique américaine envers la Chine, la crise nucléaire iranienne, l’accélération des constructions coloniales israéliennes, la crise anglophone camerounaise, le terrorisme au Sahel, la chute des prix des principales matières premières des pays du tiers monde et le phénomène de renfermement frontalier qui prend de l’ampleur en occident avec les régimes qui laissent de plus en plus de marge de manœuvre aux régimes populistes.

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