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Cameroun : Acquisition de deux nouveaux dragueurs au Port de Douala

L’autorité portuaire nationale du Cameroun informe qu’elle a fait des avancées dans son effort consenti pour permettre au chenal de recevoir des navires d’un poids plus important. Le Port autonome de Douala (PAD) a décidé d’acquérir des navires dragueurs de chenal.

« Avec l’appui du gouvernement, deux dragues sont en cours d’acquisition. Une drague aspiratrice en marche de 3000 m3 et une drague aspiratrice stationnaire. A ces acquisitions nouvelles, la drague polyvalente « Chantal Biya » est en cours de réhabilitation au Chantier naval et industriel du Cameroun », déclare Cyrus Ngo’o, le DG du PAD, dans une interview publiée ce mois d’octobre, dans le journal interne de l’autorité portuaire. Rappelons que le « Chantal Biya » est en réparation alors que le travail qu’il est censé faire est exécuté par un autre navire dragueur ». Pour arriver jusqu’au niveau des quais du port autonome de Douala (PAD) en empruntant un chenal d’accès de 50 Km, la partie intérieure de ce canal et sur environ 25km de long et de 150m de large de ce parcours doit régulièrement être désensabler. Opération qui coûte une somme colossale au PAD. La dernière entreprise à avoir le chenal et les pieds de quai du port de Douala est la China Harbour engineering company Cameroon (Chec)

Selon M. Ngo’o, il s’agit pour le Port autonome de Douala, de maîtriser l’exploitation de la place portuaire et de dégager des bénéfices conséquents. La plateforme actuelle du combinat portuaire de Douala a été édifiée en 1980 et dimensionnée pour traiter un trafic annuel d’environ sept millions de tonnes de marchandises. Or, cette capacité est largement dépassée, puisqu’elle traite environ douze millions de tonnes de marchandises, aujourd’hui.

Depuis 1980, confesse Cyrus Ngo’o, il n’y a pas eu d’investissements majeurs pour accroître les capacités d’accueil des navires et de traitement des marchandises. A cette situation, se sont ajoutés une forte dégradation des infrastructures et des superstructures portuaires, l’envahissement de certains quais par des épaves de navires, l’envasement et l’ensablement des plans d’eau, des pieds de quai et des darses, l’occupation anarchique du domaine public portuaire, la dilapidation des actifs immobiliers du Port autonome de Douala, etc.

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