Société

La journaliste camerounaise Mimi Mefo toujours en prison

Rédactrice en chef adjointe en charge du desk anglophone de la chaîne de télévision Equinoxe TV Mimi Mefo Takambou, vient de passer sa deuxième nuit à la prison centrale de New Bell dans la principale ville du Cameroun.

La journaliste a été arrêté le mercredi 07 novembre 2018 à Douala par la gendarmerie et misa la disposition du tribunal militaire.Elle sera inculpée pour “propagation de fausses nouvelles, de nouvelles mensongères susceptibles de nuire aux autorités publiques ou à la cohésion nationale”, a indiqué le porte-parole du gouvernement Issa Tchiroma Bakary. Selon lui, elle est aussi poursuivie pour “outrage aux corps constitués et aux fonctionnaires, incitation à la révolte contre le gouvernement et les institutions de la République”.

L’incarcération de la journaliste est très mal digérée dans le milieu journalistique au Cameroun. Depuis la soirée de mercredi, les réactions viennent des quatre coins du pays et de l’international pour soutenir Mimi Mefo et dénoncer “l’autoritarisme” des pouvoirs publics.

                                           

Le Syndicat national des journalistes du Cameroun (SNJC) demande la mise en liberté de la journaliste. De même, un décrét de boycott actif de 10 jours de toutes les activités du gouvernement est annonce pour le 08 novembre 2018

Reporters sans frontières (RSF) a également demandé la libération immédiate de la journaliste d’Equinoxe TV. “Les journalistes qui couvrent la crise anglophone ne sont pas des criminels ! a dit l’ONG. Equinoxe TV a aussi exigé la “libération immédiate” de sa journaliste “ qui “n’a commis aucun crime (…) n’ayant agi que dans le cadre de son métier”.

Un seul mot d’ordre : libérer Mimi Mefo. Jusqu’ ici, seul le candidat malheureux de la dernière présidentielle Joshua Osih, s’est prononcé sur cette actualités. Pour lui, l’arrestation est non fondée. Mimi Mefo, “mériter des éloges” et non la prison. “C’est inacceptable et j’appelle comme beaucoup d’entre vous à sa libération”, a-t-il écrit sur son compte Twitter.

André faycal Libock

Voir plus

Articles connexes

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Close